Johnny Halliday
est venu chanter le mardi 30 octobre 2011 pour la première fois de sa
carrière en Israël, à Tel Aviv où il a remporté un succès à la mesure de
son talent. Quelques jours auparavant, il accordait une interview
téléphonique au quotidien gratuit « Israel Hayom » dont voici une
traduction libre.
La scène du Hehal Nokia
a déjà connu beaucoup d’émotions mais dans deux jours, mardi à 20h30,
un événement exceptionnel va se produire à
Yad Eliahou : Johnny Halliday, le chanteur et acteur français de 69 ans
présente son spectacle pour la première fois de sa vie en Israël.
Halliday, de son vrai nom Jean – Philippe Smet, né de père belge et de
mère française, a enregistré son premier album en 1960 et on l'a tout de
suite surnommé l’ « Elvis français ». Au fil des années, Haliday a
vendu plus de 100 millions d’albums et en décembre 2007 il annonçait
qu’il mettrait un terme à sa carrière à l’issue de sa dernière tournée
mondiale en 2010. Mais voilà, ce prochain mardi, vous le trouverez bien
vivant sur la scène et ce sera probablement une occasion unique et
ultime de le voir chanter.
Johnny Halliday répond au téléphone et me demande immédiatement comment ça va et si je parle français. Après lui avoir expliqué que j’aurais bien aimé parler le français nous passons à la première question :
De quelle façon vos créations anciennes se différencient-elles de celles d’aujourd’hui ?
Je ne sais pas. Une
belle chanson est une belle chanson. Mes musiciens et moi-même, nous
continuons plus ou moins de nous promener entre le rock’n’roll et le
blues.
Pour quelle raison
dit-on de vous que vous êtes l’Elvis français ? Quel trait, quelle
qualité partagez-vous le plus avec Elvis ?
…
Aucune. J’ai été un
grand admirateur d’Elvis quand j’avais 12 ans et c’est lui qui a suscité
en moi l’envie de chanter. John Lennon aussi a beaucoup aimé Elvis. Il
nous a donné le désir de créer de la musique.
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Johnny Hallyday, concert Tel Aviv, 30 octobre 2012 |
De tous les albums que vous avez sortis jusqu’à ce jour, quel est celui que vous préférez ?
Le dernier ; c’est toujours le dernier album.
Vous avez joué dans
des dizaines de films parmi lesquels le film de Jean-Luc Godard :
« Détective » ? Qu’y avait-il de particulier dans le travail avec Godard
et avez-vous appris quelque chose de lui que vous avez incorporé au
monde de la musique ?
Tourner un film avec
Godard a vraiment été une expérience différente de celles que j’ai pu
avoir avec les autres metteurs en scène avec lesquels j’ai travaillé.
Godard n’écrit jamais de scénarios.
Quand nous arrivons sur le plateau, il écrit sur place et nous donne
une feuille cinq ou dix minutes avant le début du tournage. C’est le
temps que nous avons pour apprendre ce qu’il a écrit sur le papier. Nous
ne savions jamais sur quoi portait l’histoire,nous improvisions ainsi
la plupart du temps et c’était une très bonne expérience. L’impro à la Godard, je l’ai mise dans ma musique.
Vous êtes-vous parfois senti étranger à cette admiration aveugle à votre égard ?
J’ai beaucoup de
respect pour les gens qui viennent à mes spectacles, pour moi et pour
mes musiciens et je peux dire que la musique a changé. Dans les années
50, les spectateurs se mettaient en transes, ils essayaient de grimper
sur la scène, de toucher le chanteur ou le guitariste. Aujourd’hui ils
écoutent beaucoup plus ce que les musiciens font sur scène. Ce sera de
moins en moins hystérique.
Vous avez aimé faire
des balades en moto à travers les Etats-Unis sur votre Harley Davidson.
Avez-vous une anecdote à raconter qui sorte de l’ordinaire et qui vous
est arrivée lors de l’une de vos sorties ?
Oui, j’adore ça, je
fais ça tout le temps, (dit-il la mine réjouie). Une fois je suis allé
en prison à New Mexico. Nous étions une bande de motards et nous allions
de Miami à Los Angeles. Nous nous sommes arrêtés à New Mexico dans un
restaurant mexicain et nous avons un peu forcé sur la tequila. Quand
nous sommes revenus au motel, la police nous a arrêtés et j’ai passé une
nuit en prison. Ça, c’était une expérience, dit-il en riant.
Il y a toujours une
première fois, même pour vous car cela va être la première fois que vous
vous produirez en Israël. Qu’attendez-vous de votre visite en Israël ?
Avez-vos un programme particulier, musical ou autre ?
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Johnny Hallyday et sa femme, au mur des lamentations, Jerusalem |
C’est exact qu’il y a
toujours une première fois comme la semaine dernière à Londres où j’ai
chanté pour la première fois. Il y aura des gens en Israël qui vont
s’occuper de moi pendant la visite et je suis très ému à
l’idée de me rendre là-bas pour la première fois. J’espère que le
public appréciera ce que nous ferons sur scène. Nous donnerons le même
spectacle qu’à Londres, New-York et Paris.
Vers la fin de
l’entretien, Halliday un peu anxieux pose des questions sur le temps et
se tranquillise quand on lui annonce une météo agréable. « Nous arrivons
tout droit de Moscou, explique-t-il, et je n’étais pas fixé sur la façon de m’habiller en Israël. »
Article
de Boaz Goldenberg pour « Israel Hayom » paru le 28/10/12, page 30 et
traduit librement par Samuel Nathan pour «Ce Que Je Regarde».
Crédits photos de Marc Israël Sellem. Photos prises pendant le séjour de Johnny en Israël.
CQJR remercie Marc et Samuel...
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